Quant au totalitarisme et à la dictature, il est des évidences qu’il est toujours bon de rappeler …
- La dictature se fondant sur des bases prétendument constitutionnelles, se définit en fait pour objectif de mettre les ressources et richesses d’un pays à la disposition d’un groupe restreint d’individus, qui se constituent en une oligarchie de prédateurs, au détriment de l’ensemble du pays.
- La dictature se fondant, toujours, sur des bases prétendument constitutionnelles et juridiques, met les institutions publiques sous tutelle ( justice, institutions financières, administration, parlement, médias…) et les détourne de leurs fonctions initiale pour les mettre au service de l’oligarchie.
- Grâce à sa main mise sur la couverture médiatique, la dictature peut mentir à tout instant, en toute occasion, et à tout propos, sans risquer d’être contredite, les médias affidés reprenant au premier degré les contrevérités les plus grossières, sans se voir opposer la moindre critique ou le moindre commentaire.
- En stigmatisant, en criminalisant et en manipulant les résistances, la dictature légitimera une réduction progressive des libertés. Elle anticipe ainsi les risques de rébellion liés à la montée de la pauvreté et des frustrations économiques et sociales, et freine de fait, l’émergence des noyaux naturels de contestation.
- La dictature généralise la violence policière et l’arbitraire judiciaire et affirme normale cette violence policière en habillant sa répression politique de délits de droit commun. Se multiplient ainsi les gardes à vue et autres mises en examen humiliantes, qui lui permettent d’inspirer la crainte nécessaire pour museler les individus.
- La dictature, s’appuyant sur ses médias relais, manipule ou instrumentalise sur un mode paranoïaque les évènements, quand elle ne les crée pas, pour se poser en unique recours face à un monde extérieur présenté au public comme unique responsable, à travers ses prétendues menaces et imaginaires complots , des difficultés du pays.
…Toute ressemblance ou similitude de situation est fortuite ….
Bien à vous …

Holim
7 décembre 2010
Cher Ragidro,
D’une part , nous fêtons le Cinquantenaire des indépendances. Mais la décolonisation n’est pas faite : s’il n’y avait des soutiens derrière cette dictature que vous dénoncez, le silence de la majorité à elle seule ne suffirait pas à expliquer la place prise par cette oligarchie.
D’autre part, comment expliquer que l’Amérique latine s’en soit globalment sortie ? Des dictatures, elle en a connues pourtant. Les Brésiliens, population la plus métissée au monde, connaissent plus de hauts que de bas.
Aucune apologie du métissage de ma part.
Mais je pense que le cloisonnement est à la base de cette anarchie cauchemardesque que la simple citoyenne en moi reçoit en pleine figure. Nous ferions bien de nous entendre entre nous, de parler des « Malgaches » en pensant aux 19 000 000 répartis dans l’île et non aux seules figures de quasimodos qui hantent la ville. Mathieu Pellerin parlait à bon escient de « guerre d’entrepreneurs » (Polaf 113).
PS.Encore une fois, comme je ne lis pas tout, faute de courage, je ne fais sans doute que redire ce qui a déjà été écrit. Acceptez dans ce cas mes excuses.
iarivo
7 décembre 2010
On ne peut comparer que ce qui est comparable !!!
Les Etats sud-américains, plus précisément ceux qui sont les plus développé et ont des Institutions démocratiques, c’est-à-dire le Chili, l’Argentine et le Brésil, sont des pays à dominance « blanche », d’origine « européenne » et « judéo-chrétienne » (y compris le Brésil = ceux sont les blancs qui détiennent le pouvoir, la richesse et les outils de production du pays)
Il n’y a pas de racisme dans mes propos mais il faut rester lucide et la tête froide : Tous ces pays pré-cités doivent le succès de leur développement grâce à (ou à cause de) l’origine de leur population (descendant de colons) qui n’ont fait que transposer leur « civilisation » de l’Europe vers l’Amérique.
Il suffit de regarder l’état économique et politique de tous les autres Etats latino-américains qui sont à dominance de population autochtone (amérindienne) ou métisse.
Citoyenne malgache
7 décembre 2010
Tiens, cela me rappelle vaguement quelque chose…
Ndimby A.
7 décembre 2010
En lisant cet exposé, je me pose des questions sur cette fameuse expression « la dictature du prolétariat ». Ceci (les années 72 et Ratsiraka I) explique-t-il cela ?
The Cyber Observer
27 décembre 2010
La démocratie? Pfff…. s’il y en avait içi à Mada avec ce clown orange, ça se saurait …