Discours de Saraha Georget Rabeharisoa
Rencontre avec la diaspora malgache
Paris, 26 juin 2013
Je suis vraiment très heureuse de vous retrouver tous ici en ce jour de fête nationale. Mais je dois dire que ce jour anniversaire de notre pays est aussi pour moi un jour de tristesse parce que cela fait quatre ans maintenant que notre pays traverse la plus grave crise de son histoire. J’espère de tout mon cœur que la prochaine fête nationale, nous la célébrerons ensemble à Antananarivo, moi présidente de la République et vous à nouveau fiers d’être Malgaches.
La tenue des élections libres, transparentes est la première étape à franchir pour sortir Madagascar de la grave crise politique dans laquelle il est plongé depuis mars 2009. C’est un passage obligé pour l’apaisement du pays et le retour dans le concert des nations.
L’illégitimité du pouvoir en place depuis le coup d’Etat et sa non reconnaissance par la Communauté internationale a dramatiquement affecté l’économie nationale et a accentué considérablement la précarité et l’injustice sociale.
Mais le cycle, qui enferme la population malgache dans une paupérisation croissante a été initié il y a bien plus longtemps. Cinquante trois années d’instabilité politique, de crises politiques, conséquences de la mauvaise gouvernance et d’erreurs de gestion économiques.
Le parti Vert à travers son projet de société pour le redressement de notre pays a voulu répondre à l’appel de la population, unique victime de ces crises politiques à répétition.
Par ses propositions, le parti Vert entend briser ce cycle tragique d’instabilité politique et de dégradation économique.
L’avènement à Madagascar d’un parti Vert bâti sur les fondements de l’écologie politique constitue en soi un tournant historique qui permet d’envisager une véritable alternance démocratique.
Depuis plus de cinquante ans, aucun pouvoir n’a pu véritablement créer les conditions d’un essor économique soutenu pour le bien-être durable de la population malgache.
Depuis toujours, le peuple malgache a été instrumentalisé à des fins politiciennes et égoïstes par ses propres élites politiques.
Le citoyen malgache a été marginalisé dans les processus de prise de décision et dans la mise en œuvre des politiques de développement socio-économique. L’opacité de la conduite des affaires de l’Etat, l’enrichissement illicite des dirigeants successifs sont aujourd’hui insupportables, alors que 97% de nos concitoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Cette rupture entre la classe politique et la population est dangereuse et inquiétante. Face à cette crise politique et morale, le parti Hasin’I Madagasikara a bâti un projet porteur de propositions concrètes en écoutant les préoccupations de ses militants.
Le parti Hasin’i Madagasikara veut offrir au peuple malgache des réponses réalistes, des solutions élaborées en commun, pour l’amélioration de ses conditions de vie dans un projet qui préservera d’abord l’Homme, mais aussi de manière essentielle son environnement.
Son programme électoral place l’Homme malgache au centre de tous les intérêts fondamentaux et au cœur du dialogue politico-social. Il est le fruit de l’ensemble des préoccupations et des attentes du citoyen malgache que j’ai recueillies à l’issue de mes tournées pendant quatre ans à l’écoute de mes compatriotes sur toute l’étendue de notre territoire du Nord au Sud et d’Est en Ouest.
La vision politique d’une nouvelle société malgache repose essentiellement sur le respect des règles de bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et de la restauration d’un Etat de droit où la démocratie sera au service du développement humain. Cet Etat sur lequel je m’engage sera un Etat protecteur et non plus un Etat prédateur au service de quelques-uns.
Ce projet commun de société cohérent sera la base de notre politique. Notre programme s’inspire des réalités spécifiques de notre société ainsi que du contexte actuel de la mondialisation.
L’amélioration du niveau de vie par le travail et la redistribution équitable des richesses constitueront le fondement de notre politique sociale.
Notre programme s’harmonise avec les grandes lignes du Dossier Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté de Madagascar.
Il veut s’harmoniser aussi avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement, objectifs primordiaux que tragiquement, le pays n’atteindra pas à l’échéance. Mon futur mandat présidentiel s’inscrira sous le signe de la relance économique durable, du développement humain et de la stabilité sociale.
Il dégagera des priorités : offrir à tous un maximum d’opportunités d’emploi, l’accès à une éducation de qualité et la santé pour tous, le tout dans un environnement sain et sûr.
Ces priorités sont les fondements même de notre réussite de demain.
L’emploi est l’une des pierres angulaires de mon programme pour lutter contre la pauvreté. L’emploi rendra sa dignité à l’homme, à la femme et à toute la jeunesse malgache qui aujourd’hui a perdu l’espoir.
Il s’agit de permettre à tous de s’investir pour un meilleur avenir. Il s’agit de permettre aux malgaches de se réapproprier pleinement leur environnement. Et quand j’évoque l’environnement, j’entends l’environnement économique, institutionnel, écologique des Malgaches, qui doivent être les premiers bénéficiaires de leurs ressources naturelles et de leur travail.
Un vaste programme multisectoriel national sera lancé pour appuyer l’insertion professionnelle, pour lutter contre le sous-emploi et le chômage.
Le partenariat Public-Privé sera un des moteurs de notre relance économique pour une transition vers une croissance auto-entretenue, gage d’un développement réellement durable à Madagascar.
La promotion du secteur éducatif sera aussi l’une de mes priorités, un regard tourné vers l’avenir pour rattraper les retards accumulés depuis des décennies.
C’est la promotion d’une éducation de qualité mais aussi de la formation professionnelle, qui stimulera les initiatives et la créativité afin d’aider nos jeunes à transformer leur rêve en réalité.
C’est la promotion de l’immense richesse de notre peuple qui nous permettra de disposer des ressources humaines nécessaires au développement d’une nation compétitive dans une économie internationale.
Nous travaillerons dur pour que notre peuple puisse vivre en bonne santé pour contribuer de façon productive au développement de notre nation.
L’accès à la santé sera garanti à tous : nous n’acceptons plus que des enfants souffrent de malnutrition. Nous estimons qu’il n’y a pas se fatalité des maladies tropicales. L’eau potable sera accessible à tous.
Nous allons nous atteler à stimuler le secteur agricole, notamment par la promotion des PME PMI grâce à une politique d’incitation adéquate.
Nous favoriserons le secteur des énergies renouvelables afin de réduire progressivement notre dépendance au pétrole et notre empreinte écologique.
Nous voulons une armée professionnelle, républicaine et responsable qui aura toute sa place dans un Etat de droit afin d’accompagner la république dans ses tâches régaliennes.
Nous développerons nos infrastructures par la construction des routes, de ponts et par le développement de tous les modes de transports, en particulier des modes de transport fluviaux, pour que notre pays soit mieux connecté au monde et nos populations mieux desservies.
Pour le secteur des industries extractives, nous prenons l’engagement que nos compatriotes en bénéficieront directement. Nous ferons en sorte par exemple que ces matières premières dont notre ile regorge, soient autant que possible transformées chez nous.
Nos priorités sectorielles seront réellement créatrices d’emplois et génératrices de richesses dans le respect permanent de l’équilibre entre le développement économique, l’environnement et nos valeurs culturelles.
Forte de son identité et de sa richesse culturelle, Madagascar sera une nation ouverte, une vraie terre d’accueil pour ceux et celles qui désirent s’y installer.
Enfin, une attention particulière sera apportée à la réintégration pleine de la diaspora malgache dans la vie culturelle, économique et politique de notre Nation.
Cette 19ème tribu, avec ses ressources, son expérience, son expertise, sa vision du monde et de la démocratie a été trop longtemps stupidement rejetée à la marge par les différents régimes politiques.
Ces régimes ne voyaient en la Diaspora qu’une force d’opposition. C’est une incommensurable erreur. Notre Diaspora est une richesse essentielle pour notre pays.
C’est dans ce sens que je m’engage sur les points suivants :
- Le droit de vote sera accordé à nos compatriotes à l’étranger.
- Leur représentation sera assurée au sein de nos institutions.
- Une politique de naturalisation et d’inscription consulaire massive sera engagée pour permettre à tous ceux qui, de cœur et de sang, sont attachés à notre pays de retrouver pleinement leur place pour que l’on serve ensemble notre Nation.
- Les coopérations entre les nationaux et les expatriés seront largement favorisées par la mise en place de structures ad hoc. L’investissement, l’épargne et le retour au pays seront favorisés.
C’est cette volonté de rebâtir une Nation fière et forte de toutes ses composantes qui mène aussi mon projet.
C’est cette volonté de servir mon peuple en lui proposant un avenir plus prospère, fruit d’un effort conjugué de tout un chacun, qui m’a poussée à briguer la magistrature suprême afin que pour une fois, les vraies valeurs de solidarité et d’équité sociale deviennent une réalité à Madagascar.
En dépit des difficultés économiques de l’heure, je m’engage à réaliser avec abnégation et détermination les promesses retenues dans notre programme pour l’intérêt général de la population malgache en vue de son bien-être durable.
Je m’engage à combattre le système politique actuel qui transforme la politique en l’art de tromper le peuple par des promesses irréalisables aux fins d’abuser de sa naïveté et de s’enrichir abusivement par des détournements des deniers publics, par la corruption et par les trafics en tout genre de nos ressources naturelles.
Je m’engage donc à me battre contre tout système de mauvaise gestion de l’Etat incapable aujourd’hui de créer les conditions d’un développement durable et inclusif pour la population malgache.
L’opportunité des élections présidentielles de 2013 est pour moi un grand rendez-vous avec le peuple malgache, que j’aime au plus profond de moi-même et en qui je place toute ma confiance, un peuple malgache qui a besoin d’un nouveau leadership politique soucieux d’améliorer son quotidien et de lui assurer des lendemains meilleurs. Il est plus que temps.
Je serai heureuse que vous m’accompagniez dans ce Projet pour que vive Madagascar.


pierre ranjeva
1 juillet 2013
sans vouloir contredire madame Saharaha Rabeharisoa dont les paraoles sont frappées au coin du bon sens,il faut néanmoins se prononcer au préalable sur les points suivants:
– y a t-il un peuple malgache quand même ne langage est prétexte à mésentente (‘cf Toamasina et la chasse aux Merina)
-ne vaut-il pas mieux ,AVANT TOUTE ELECTION PRESIDENTIELLE, demander à la polpulation de choisir entre une organisation fédérale ou unitaire? ll sera ensuite + facile d’élaborer la Constitution !
– dans l’état actuel des choses, rien ne sera réglé tant que nous ne nous serons pas prononcés SUR CE CHOIX FONDAMENTAL et les troubles reviendront très VITE!!!
harmelle
1 juillet 2013
Pierre @ J’ai un ami nutritionniste ! Souvent des patients viennent le voir et il conseil en base amaigrissante 1/2 heure de marche journalière . Immanquablement des patients lui disent qu’en faisant deux heures de course par jour ils maigriraient plus facilement !
Bien sur pour un obèse courir est impossible , la marche ne se fait pas , l’obèse reste obèse …A Madagascar j’ai un peu ce sentiment vous voulez tellement la perfection , que la base ne se fait pas ! Pour moi la base c’est d’installer un gouvernement légitime , une justice indépendante …..Bien sur il y aura 50 ans de gabegies , de laxisme ,de non sens à régler mais si personne ne prend d’abord les rennes du pays , rien , strictement rien ne sera réglé ! Élections !
Mailoux2
1 juillet 2013
Très malin, cet appel à la diaspora !
Je me rappelle d’un temps pas si lointain, où je me vis rétorquer des inepties telles que :
« Ianareo tsy monina eto an-toerana aloha, tsy mahalala ny zava-misy, koa aoka tsy ho be filaza hevitra e… Ianareo « bi-national » aloha tsy azo omena andraikitra fa tsy azo antoka loatra… Et cela de la part de militants fervents, prétendant (de nom de parti du moins) « aimer Madagascar » … je ne nomme personne mais suivez mon regard …
Koa ianao ramatoa Saraha Georget Rabeharisoa eto, toa mitory amin’ny efa resy lahatra, sa … ?
Au fait, les prochaines élections sont – elles effectivement libres, transparentes, démocratiques (que penser par exemple de « Reny Malala » qui fournit toute la logistique, le matériel, le logiciel, le support …)
Merci tout de même d’avoir d’avoir mis au centre de vos actions futures, et j’espère que ce sera à peu de chose près, dans cet ordre là,
– règles d’une bonne gouvernance,
– lutte contre la corruption
– restauration d’un Etat de droit
– la démocratie service du développement humain,
– une armée au service du peuplele, le développement socio-économique, la santé, l’éducation…
Maintenant que les objectifs généraux sont définis, il reste à les transformer en objectifs opérationnels, et en plan d’action et échéancier, accompagnés des modes et critères d’évaluation pour que nous, citoyens lambda, puissions par la suite juger de la cohérence des actions, de l’eficacité des méthodes …
Et alors, je vote parti écologie politique.
pierre tanjeva
1 juillet 2013
comment de personnes ont pris les rênes du pays depuis 50 ans et pourtant nous allons de désordres en désordres.Il faut d’abotd lever les hypothèques avant de penser à installer un gouvernement!!!
Sinon ce sera un perpéruel recommencement!!!
miandrisoa
8 juillet 2013
Bonjour,
Une petite remarque sur le volet économique. Vous dites, je cite: »Le partenariat Public-Privé sera un des moteurs de notre relance économique pour une transition vers une croissance auto-entretenue, gage d’un partenariat Public-Privé à Madagascar. ».
Je ne sais pas, si vous en tant qu’écologiste, vous savez le dégât économique qu’a engendré le PPP (partenariat Public-Privé) en France et dans les pays du Sud de l’Europe, Où les grands groupes comme Vinci, Eiffage, Eurovia, Eurotunnel etc.. s’engraissent sur le dos de ces Etats, Tandis que la dette publique n’arrête pas d’augmenter. Dans tous les cas: C’est déjà ce système qui est appliqué à Madagascar à travers toutes les réalisations confiées à un grand groupe venant du pays qui avance le financement, ce qui tend à faire rapatrier l’investissement avec un bonus conséquent.
Alors associer »développement réellement durable » avec les PPP est du non-sens. Regardez vos collègues (les vrais écologistes) dans le monde et vous verrez que le ce système est l’une des cause de la crise actuelle.
Bon vent quand même……….
miandrisoa
8 juillet 2013
Re-post (erreur de copie-collée sur la citation, excusez…
Bonjour,
Une petite remarque sur le volet économique. Vous dites, je cite: »Le partenariat Public-Privé sera un des moteurs de notre relance économique pour une transition vers une croissance auto-entretenue, gage d’un développement réellement durable à Madagascar. ».
Je ne sais pas, si vous en tant qu’écologiste, vous savez le dégât économique qu’a engendré le PPP (partenariat Public-Privé) en France et dans les pays du Sud de l’Europe, Où les grands groupes comme Vinci, Eiffage, Eurovia, Eurotunnel etc.. s’engraissent sur le dos de ces Etats, Tandis que la dette publique n’arrête pas d’augmenter. Dans tous les cas: C’est déjà ce système qui est appliqué à Madagascar à travers toutes les réalisations confiées à un grand groupe venant du pays qui avance le financement, ce qui tend à faire rapatrier l’investissement avec un bonus conséquent.
Alors associer « développement réellement durable » avec les PPP est du non-sens. Regardez vos collègues (les vrais écologistes) dans le monde et vous verrez que ce système est l’une des causes de la crise actuelle.
Bon vent quand même……….
pitchboule
8 juillet 2013
Bonjour Miandrisoa,
Merci de votre post qui nous permet de préciser notre propos.
Trois choses : 1) nous ne sommes pas en France donc pas avec les mêmes logiques pharaoniques 2) nous avons justement les retours d’expérience pour nous guider das nos choix et nos négociations … 3) On en a soupé des logiques prédatrices. Dans les valeurs du parti qui sont la redevabilité le partage équitable des richesses du pays, on peut espérer fixer des cahiers des charges et des normes d’évaluation des projets PPP et de négociation qui pourraient être fixées par la loi.
Pourquoi des PPP ? Parce que les besoins URGENTS d’infrastructures nouvelles ou à réhabiliter se satisferont pas de la seule commande publique.
Si je veux construire un silo géant pour permettre aux paysans de mieux gérer leurs cours et leurs périodes de jointure, ou un barrage hydro-electrique ou un port fluvial ou si je veux réhabiliter la voie ferrée Fianar Manakara, … qu’est ce que je fais ?
Je demande aux populations locales de le faire ? Je le finance moi même sur la base d’un prêt Banque Mondiale ou BAD ou U.E ? Et je m’endette … ? Et en plus je paye pour en assurer l’exploitation….
Si les PPP ne sont pas la panacée et ne doivent pas être l’unique solution à mettre en oeuvre (un bon père de famille ne met pas tous ses oeufs dans le même panier), ils restent une piste largement avantageuse à explorer…
De quoi s’agit il, pour rappel : Je soumets un cahier des charges pour la construction d’un port fluvial. Je choisis une société à qui je vais accorder une concession pour X années et qui va exploiter le port en question. Et au bout de la période de X années, je récupère en pleine propriété la concession et l’infrastructure. Avantage : pas de coût d’exploitation, pas d’endettement, pas d’investissement lourd …
Il est évident que cela ne pourra se faire que si on a un Etat fort qui aura la confiance des investisseurs LOCAUX ET étrangers. Et un Etat fort capable de respecter des engagements de défense de l’intérêt du plus grand nombre et non celui des prédateurs.
J’entends que vous puissiez exprimer des doutes à ce sujet des valeurs et de leur mise en oeuvre. Ca reste toutefois au coeur de notre projet …
J’entends aussi que préfériez ne pas y croire …
Cdt
pitchboule
9 juillet 2013
Ah … Et puis pouvez vous préciser ce que vous entendez par « Dans tous les cas: C’est déjà ce système qui est appliqué à Madagascar à travers toutes les réalisations confiées à un grand groupe venant du pays qui avance le financement, ce qui tend à faire rapatrier l’investissement avec un bonus conséquent. » …. ????
Quels grands investissements ont fait l’objet d’un PPP et d’un contrat ???
miandrisoa
9 juillet 2013
Bonjour,
Bien entendu, qu’il y a des cas particuliers où ce système marche (les autoroutes par exemple,car il y a une entente entre les prestataires sur le partage du gâteau, qu’un état ne peut pas financer de tels projets),
Mais ce type de marché PPP, je les rencontre tous les jours ici en France quand je répond à des appels d’offres(Je dirige un petit bureau d’études en bâtiment tertiaire et génie civile), Des exemples d’absurdités, je peux en vous citer des centaines, genre: Hôpital tout neuf qui ne fonctionne pas, avec un dépassement (sans fin) des coûts des travaux (donc augmentation des loyers de l’Etat), loyer perçu tous les mois même si on ne peut pas utiliser l’hôpital, ce sont des filiales du groupe qui,réalisent les lots (un package), mais c’est le contribuable qui paye les loyers, autre exemple: Un bâtiment, où le locataire (ici un UIT, donc le ministère de l’enseignement supérieur) ne peut faire des travaux de rénovation sans passer par le propriétaire (que je nommerai pas, sinon procès) donc:surcoût assuré. ETC
Car ne jamais oublier que s’ils avancent le financement, ce sont eux même (à travers une filiale quelconque) qui montent l’estimatif des travaux à l’État etc…. Ce qui me turlupine, c’est plutôt ce discours toute à fait louable (et progressiste) de Mme Rabeharisoa, et cette petite fissure qui ouvre grand sur le grand capitalisme sauvage.Le PPP a été instauré sous Chirac, avec l’applaudissement de Bouygues et compagnie surtout, maintenu par ses successeurs, et maintenant, ils se demandent pourquoi l’endettement de l’État continue d’augmenter sans fin. Toutes les infrastructures ont triplé, voire quadruplé dans leur coût. Ceci est valable pour le reste du sud de l’Europe (même système).
Je ne connais aucun grand groupe philanthrope, voyez les piscines, les aéroports, les parkings. Comptez ce que vous payez à chacun de vos passages, et pourtant vous payez quand même des loyers à travers vos impôts.
Cordialement,
miandrisoa
9 juillet 2013
En ce qui concerne Mada: Vous avez l’exemple des éléphants blancs du temps de Ratsiraka, Quand c’est financé par la France, ce sera Bouygues ou Colas qui va le réaliser.
Quand la Chine a prêté de l’argent pour la route vers Toamasina, ce sont des entreprises chinoises qui vont la réaliser, idem pour le barrage d’Andekaleka etc….. Mais ne croyez surtout pas que l’État malagasy ne déboursera un sou, non il va rembourser par des loyers ces investissements, sur 2 voire 3 générations.
soloforafeno
19 juillet 2013
J’arrive un peu tardivement mais le sujet PPP est important car il fait partie des instruments qu’un état ou collectivité peut utiliser pour réaliser des grands travaux d’infrastructure. Le PPP fait partie mais pas l’unique solution; il y a le financement sur fonds propres (mais nous en convenons que l’état de Madagascar en dispose peu), les dettes (via la banque mondiale et/ou banques privées mais Madagascar est de moins en moins bankable et surtout cela coûte cher quand on peut y accéder) et enfin le PPP mais à condition que les opérateurs/industriels privés y trouvent leur intérêt.
Rien n’est parfait même l’usage de fonds propres; le plus important est de ne pas avoir de dogme en la matière et de choisir la meilleure solution en fonction du besoin (route, pont, port, etc ….) et des contraintes du moment (urgence, coût in-fine du financement, etc …).
Il y a aussi un changement à opérer en la matière sur ce sujet à Madagascar: la Transparence.
>> L’exécutif doit présenter à l’Assemblée son plan de grands travaux durant le quinquennat (les projets qui vont engager financièrement le pays sur plusieurs années) pour que les élus prennent position, non seulement sur l’utilité stratégique des travaux mais aussi sur leurs modes de financement et d’exploitation ultérieure.
Brice Lejamble
31 juillet 2013
Bien, on débat de choses sérieuses ici ! ça nous change de la soupe de tous les jours…
Une bonne politique commence par des choses simples, efficaces et peu coûteuses : des plans régionaux élaborés localement par exemple. Pour cela, il faut des régions gérées par des exécutifs élus pour des mandats concrets (électrification,routes, écoles etc.) et non des chefs de région majordomes des ministres de passage…
Votons !