[lire ici la première partie ]
Une chronologie troublante … scénario pour un complot …
2003 : le premier dépôt d’une demande d’autorisation de prospection préalable, sur Juan de Nova, est effectué par un pool constitué du norvégien TGS Nopec associé au cabinet franco-américains Rusk Bertagne.
2006 : L’activisme des chinois sur le domaine pétrolier malgache s’affirme avec l’implantation de Sunpec qui obtient ses premiers blocs de prospection.
Avril 2006 : l’OMNIS lance un appel d’offres pour l’attribution de blocs pétrolier sur le bassin de Monrondava. Les premiers permis sont attribués à des opérateurs US, britanniques, suisses, chinois, malais … d’opérateurs français, point.
Avril 2006 : la Sté US Marex Petroleum de Robert Bertagne – vieux briscard de la prospection pétrolière sur la zone – grille la politesse à son partenaire TGS Nopec en demandant au gouvernement français un nouveau permis de prospection sur Juan de Nova en « zone française », et sollicite simultanément auprès de l’OMNIS malgache l’octroi du permis Belo Profond en « zone malgache ». Les potentiels s’affirment.
Juin 2007 : Total approche Madagascar Oil pour prendre pied sur le permis de Bemolanga .
Juin 2007 : examen au Sénat des décisions de la Commission de l’Océan Indien (COI) sur les accords de cogestion des îles éparses.
Septembre 2007 : Le Sénat français examine une série d’amendements à la loi de finance rectificative pour financer les détachements militaires sur les Iles Eparses. La présence de ces détachements, qui peuvent paraître symboliques, ne répond pas tant à un besoin d’affirmation belliqueuse, qu’à l’exigence d’une présence humaine pour qu’une terre émergée puisse légitimer une ZEE. La série de documentaires publiés par TF1 en Avril 2012 affirme bien cette présence pour attester la souveraineté française et défendre la légitimité de sa ZEE.
Novembre 2007 : opportunément présenté à une opposition à la recherche d’un champion qu’elle adoubera, Andry Rajoelina se présente aux municipales de Tananarive. Il les emporte en décembre 2007. Des esprits chagrins décortiqueront ici la potentialité d’une chaine d’amitiés et d’intérêts Andry Rajoelina -Norbert Ratsirahonana-Jean François Mancel-Nicolas Sarkozy. Cette chaine s’est elle avérée ?
Décembre 2007 : Marex obtient du gouvernement malgache son permis d’exploration sur le bloc de « Belo Profond » qui jouxte son permis « Juan de Nova Maritime Profond » délivré par les autorités françaises sur une ZEE dont les limites « restent à déterminer ».
Mars 2008 : Bonaventure Rasoanaivo, analyste de l’Omnis, dont il sera plus tard le patron, évaluait en Europe des formations de techniciens de prospection et de forage offshore, prouvant que les potentiels offshore sont clairement identifiés par les autorités administratives malgaches. Mais le problème de territorialité est-il envisagé ? S’il est difficile d’imaginer le contraire, on n’en a aucune trace. Une carte fait état d’un chevauchement d’une zone délimitée par « un accord pétrolier » ?
Avril 2008 : Nicolas Sarkozy souhaite rencontrer Marc Ravalomanana, au cours d’un entretien organisé par Angela Merkel. Quel en était l’objet : l’organisation du sommet de l’OIF ? La concession de Total sur Bemolanga ? Il serait surprenant qu’il ne soit agi, comme c’est ressorti à cette époque, que du seul contrat de prise de participation de Total. 100 millions de $ valaient ils la chandelle d’un entretien au sommet ? Il est permis d’en douter. Les prémisses d’un accord de cogestion sur les Iles Eparses aurait-il été évoqué?
Il est probable que cette entrevue se soit mal passée. L’accord de Bemolanga aurait fait l’objet d’un diktat de la part d’un Ravalomanana braqué sur des questions de protocole : il aurait exigé que De Margerie en personne vienne signer ce contrat. Ce dernier a bien sûr refusé.
Juin 2008 : Sarkozy se rapproche du Premier ministre mauricien Ramgoolam pour accélérer la conclusion d’un accord de cogestion France Maurice à propos de l’île de Tromelin, dans l’océan Indien cette fois, sujet de conflit de souveraineté entre les deux pays. Cet acte politique ne veut que préparer le terrain à la réalisation d’un dessein final : un accord de cogestion entre la France et Madagascar à propos de Juan de Nova. « Dans ce cadre de coopération renouvelée, je pense que nous serons aussi amenés à traiter d’autres questions de politique bilatérale comme la question de l’avenir des Îles Eparses. Nous souhaitons avoir sur ce point avec Madagascar le même dialogue que nous avons eu avec l’Île Maurice. Mais tout cela ne pourra se faire qu’avec un gouvernement élu », déclarera encore J.M Châtaignier, l’ancien ambassadeur de France à Madagascar, en mars 2012 au Sénat.
Juillet 2008 : affaire Le Lidec. Ravalomanana impose à Sarkozy le rappel de son diplomate. Sarkozy, dont on sait les capacités de rancune, y « avale son chapeau » de manière un peu incompréhensible et humiliante. Le poids de Ravalomanana était-il si important qu’on ne puisse tout moins convoquer l’ambassadeur malgache à titre de mesure de réciprocité ? Ou le sort du président malgache était-il déjà fixé pour que le président français puisse se dire : « de toutes façons, je n’ai plus très longtemps à te supporter, toi » …
Septembre 2008 : Total signe pour 60% des droits sur le bloc de Bemolanga.
Octobre 2008 : après avoir obtenu l’organisation pour 2009 du sommet de l’OUA, Ravalomanana, en menant le forcing, obtient l’organisation à Madagascar du sommet de l’OIF de 2010 que Paris aurait préféré voir organiser par le Congo,
22 Décembre 2008 : Les permis JDN Maritime Est et JDN maritime profond sont accordés par le ministère français de l’environnement aux opérateurs Marex, Wessex, Roc Oil, …
26 janvier 2009 … 7 février … 16 mars … 17 mars … Journées noires du coup d’Etat à Antananarivo … sans plus de commentaire …
19 mars 2009 : Rajoelina, installé au pouvoir, accueille l’ambassadeur français Jean-Marc Chataîgnier qui est arrivé… la veille dans la capitale malgache. Au mépris de la plus élémentaire bienséance diplomatique.
2009 – 2011 depuis Maputo jusqu’à la réception de Andry Rajoelina à l’Elysée en décembre 2011, Paris développe un singulier activisme dans la crise malgache (voir le dossier « les errements de la diplomatie française »).
2011 : la situation à Madagascar s’enlise. Total réduit ses perpectives sur Bemolanga. On peut aujourd’hui supposer qu’il ne s’agissait là que d’un leurre : Total – qui a bien vite abandonné ce projet à 100 millions $ – ne voulait peut-être que prendre pied sur le territoire malgache avec des visées sur JDN. L’exploitation de JDN exigerait la mise en place d’une logistique terrestre lourde (support, maintenance, avitaillement) pour la mise en place de plates-formes FPSO sophistiquées. Quoi de mieux que les infrastructures de Bemolanga en place sur la zone ?
Mars 2012 : Total tente de racheter pour 100 millions de $ l’intégralité du capital de Wessex. Le pétrolier français aurait récupéré ainsi la moitié des 2,5% des droits de Wessex sur un champ Guyanais prometteur il est vrai, mais champ dont Total possédait déjà 25% … Il faut dire que Total aurait récupéré en même temps les 70% de droits dont est titulaire Wessex sur le permis Juan de Nova Est.
Curieusement cette OPA avortera en avril, sans la moindre explication de la part de Total … quelques jours après la publication du dossier « Juan de Nova : du gaz dans l’eau entre la France et Madagascar ». Quelques semaines avant une élection présidentielle qui n’aurait peut-être pas apprécié ce « pétard », ça aurait probablement fait désordre que l’opérateur français affiche aussi ouvertement des visées sur ce territoire controversé, face à une opinion malgache ulcérée par trois ans de crise … Le président de Total, Christophe de Margerie déclare en Juillet 2012 « la Françafrique a disparu, ou arrive en bout de course » … on se demande quand donc ce coureur essoufflé s’éteindra-t-il enfin, parce qu’il dispose encore d’une désolante capacité de nuisance.
On a jugé que cette Françafrique là avait pris le train du coup d’Etat en marche. Mais peut-on imaginer qu’elle l’ait, en fait, mis sur les rails et alimenté en combustible? La question n’est pas anodine me diront certains, parce qu’il faut se demander qui les conducteurs du train servaient- ils donc en dernier ressort …
Le coup d’Etat de Mars 2009 n’est bien évidemment pas la révolution populaire spontanée que certains se sont plu – et se plaisent encore – à défendre. Cette thèse arrangeait bien non seulement les auteurs du renversement mais elle arrangeait aussi Paris qui avait l’hypocrite excuse de son soutien naturel aux mouvements dits démocratiques quand ceux-ci s’opposent à un dictateur diabolisé par un savant matraquage médiatique. Il faut quand même reconnaître que le dirigeant en question avait quand même tressé la corde pour se pendre à force de confusion des genres, d’autisme, d’arrogance et de maladresses politiques.
Les forces d’opposition à Marc Ravalomanana persuadées de l’inanité d’un processus démocratique qu’elles jugeaient de toute façon truqué, se sont probablement investies dès 2006 sur un processus de renversement du pouvoir. En novembre 2007, un nouveau leader opportunément mis sur le devant de la scène leur sera proposé. Elles se rallieront à lui. Candidat à la mairie de d’Antananarivo Andry Nirina Rajoelina gagnera en décembre 2007 la magistrature de la capitale parce que certains l’ont cru seul capable d’incarner l’opposition à Ravalomanana.
L’incongruité hypocrite de ce coup d’Etat est là : ses auteurs arguaient de l’impossibilité d’un processus démocratique, alors que leur leader était lui-même issu d’un processus électif légitime. Mais faute d’arriver à bâtir et défendre un projet collectif et une alternative politique, il était plus facile de pousser sur les rails du pouvoir le chariot d’un coup d’Etat … Celui-ci était-il de fabrication étrangère ? L’histoire le prouvera peut être.
En conclusion
Un conseil de ministres du pouvoir de transition malgache a eu brièvement l’idée de remettre sur le tapis la relance d’une procédure de recours près de l’Onu au sujet des Eparses. Elle ne semble pas avoir vraiment été engagée. Ou tout au moins les archives du secrétariat de l’Organisation internationale n’en font pas état. On a le temps, nous direz-vous. Ça fait 52 ans que ça dure, ça peut durer encore un peu …
Pendant ce temps sur la scène du Canal, l’opérateur thaïlandais PTT vient de griller la politesse au géant SHELL en rachetant 1,4 milliards d’euros Cove Energy qui opérait en offshore sur la zone Mozambique-Tanzanie-Kenya. Des regroupements majeurs sont en train de s’opérer mais qui, curieusement, ne concernent pas les opérateurs de la zone JDN. La claque infligée par Total à Wessex lors de l’abandon de son OPA et le peu d’empressement des opérateurs à répondre officiellement aux campagnes de recherche de partenariats des Wessex et autres SAPETRO reflètent-t-elles la faiblesse des potentiels énergétiques en jeu ? Ou reflètent-t-elles la prudence qu’il est de mise d’observer dans une situation aussi scabreuse : « va-t-on se lancer dans ces investissements avec au-dessus de nos têtes, l’épée de Damoclès de rivalités territoriales qui ne seraient pas résolues» ?
Entre décembre 2012 et mars 2013, les campagnes de forages exploratoires seront enfin lancées sur l’Offshore de Juan de Nova tant sur les blocs français (JDN maritime Est et JDN Maritime profond) que sur les blocs malgaches (Belo Profond) … fin du suspense … On verra peut-être à ce moment-là les acteurs tomber les masques si ces forages s’avèrent aussi prometteurs qu’espérés.
Ce dossier qui mêle des enjeux de territoire et des enjeux d’exploitation d’hydrocarbures, doit nous voir réitérer notre exigence de transparence. Certains acteurs de l’administration malgache et des cercles du pouvoir d’hier et d’aujourd’hui sont probablement au fait, et de longue date, de tout ou partie des tenants de ce dossier délicat. Ils auront pêché – ils pêchent peut être encore- soit par incompétence parce qu’ils n’auront pas pris la mesure des enjeux, soit par les plus scandaleuses des collusions qui se seront opérées sur le dos de la nation malgache.
Il reste que ces bêtises ne doivent pas nous absoudre de nos propres responsabilités. Il reste aussi qu’il est vain d’attribuer tous nos problèmes à une puissance extérieure. Ce serait reconnaître que nous ne sommes pas capables de rester maîtres de notre devenir.
Mais tout ceci n’est toujours que conjectures …
Patrick Rakotomalala (Lalatiana PitchBoule) – madagoravox.wordpress.com


solofoniainal
10 août 2012
C’est encore moi Pichtboule,n’en déplaise !
Ce que vous avez écrit nous donne un aperçu de ce qui se trame en haut lieu, dans la haute sphère des secrets d’Etats.
Mais ce que vous nous informez est très important car au moins, on est au courant des choses dont nous, les gens de la rue ne sont pas tenus de savoir. La manne pétrolière !
Par ailleurs, là où le bât blesse, c’est quand vous dites : « Il reste que ces bêtises ne doivent pas nous absoudre de nos propres responsabilités. Il reste aussi qu’il est vain d’attribuer tous nos problèmes à une puissance extérieure. Ce serait reconnaître que nous ne sommes pas capables de rester maîtres de notre devenir. »
En son temps, l’Amiral Didier Ratsiraka avait soulevé ces problèmes des ïles qui nous entourent et qui ont été accaparées (Iles Tromelin, Juan de Nova etc …)
Comme vous le dites il y a des enjeux là-dedans.
Mais pot de terre contre pot de fer ! La France est un pays qui a sillonné l’Océan Indien .
depuis 1700, c’est à dire que depuis elle savait ce qu’elle devait faire tandis que nous étions encore à l’ére des conquêtes tribales (Radama a poursuivi les oeuvres de son père Andrianampoinimerina : NY RANOMASINA NO VALAM-PARIHIKO !). Pendant que les différentes tribus avaient appris à se découvrir (Sakalava, Merina, Betsileo, Antandroy etc …) La France était déjà à une année lumière pour la découverte du monde avec ses explorateurs et elle avait des idées précises car elle allait entamer la colonisation tout comme les autres pays occidentaux..
Tout ce qui se passe à Madagascar n’est qu’un cas parmi tant d’autres de ce qui s’est passé dans le monde pour la conquête faite par le monde occidental.
Et ce qui s’est passé à Madagascar pour l’éviction de Ravalomanana n’était qu’une anticipation de ce qui allait se tramer ailleurs pour la reconquête des régions jugées vitales à la survie de l’Economie du monde occidentale.
Qui va nous écouter en ce moment si déjà au Conseil des Nations-Unis, le monde occidental s’occupe de la destitution d’Assad et s’apprête à écraser l’Iran afin qu’Israêl puisse étendre son territoire après.
En amérique Latine, il y a des etats qui s’accordent à créer des zones économique (Brésil, Argentine, Vénézuela, Urugay). En Eurasie, La Russie a aussi crée une zone de préférence économique, La Chine aussi d’ailleurs…
Nous, à Madagascar, avec quel poids (politique, économique, militaire … ) pourrions-nous prétendre faire valoir nos droits ?
Quand je revois ce qui s’est passé en 2009, quand les voyous s’étaient mis à saccager et à détruire aussi et quand je vois ce qui se passe en Syrie, en Lybie, dans les autres pays arabes, c’est la même méthode mais avec beaucoup plus de sang versé.
Dans le contexte actuel des choses, c’est bien quand même que vous nous informez de ce cas de Juan de Nova, mais que pourrions-nous faire alors quand en Syrie, les dirigeants occidentaux utilisent les Nations-Unis comme moyens pour destituer un président et que malgré les lois internationales, on cherche à tout prix à attaquer un peuple, une nation (et pas qu’un seul peuple , en Iraq, ils ont commencé, et puis La France a fait un petit détour chez nous en 2009)
L’occident a toujours été marqué par des folies de guerres meurtrières. Actuellement, ils font recours à des mercenaires qu’ils utilisent en Syrie, en Lybie pour atteindre leurs objectifs en provoquant des guerres par procuration.
Nous vous avais-je pas prévenu que ce soit La Droite Française ou La Gauche Française c’est bonnet-Blanc et Blanc-Bonnet ! Et François Hollande, un président nouvellement élu français est un socialiste comme vous car vous avez la nationalité française donc vous bénéficiez indirectement des retombées que La France a à agir dans l’Ile de Juan de Nova.
Comme vous dites, tout ceci n’est que conjectures mais l’ombre d’une guerre mondial se profile avec l’histoire de la Syrie et de l’Iran !
Qui vivra verra !
solofoniaina
20 août 2012
Grâce à cette source d’information, nous pouvons mieux comprendre, mieux gérer la grande recolonisation et récupération de toutes les sources vitales sur cette terre ; c’est une véritable manipulation par les grandes puissances avec les désillusions, qui s’opère dans le monde. C’est dans ce sens que ce blog est nécessaire et très utile. A mon avis, il me permet librement par rapport à ma conscience de m’informer mais l’histoire est le seul juge car nous ne pouvons rien face à ceux qui détiennent tous les pouvoirs et cela me laisse perplexe, impuissant face à ce nouveau paradigme mondial.
CM
21 août 2012
Un excellent article sur le sujet et qui appuie les vôtres, tout aussi excellents :
« Pétrole ou biodiversité ? Géostratégie de la France dans le Canal du Mozambique » – Agnès JOIGNEREZ
http://transnationale.eelv.fr/2012/08/03/petrole-ou-biodiversite-geostrategie-de-la-france-dans-le-canal-du-mozambique/
Bien qu’étant un fervent lecteur de votre blog, je n’ai jamais pris la peine de vous le dire (ouh ouh !) et de vous remercier pour la qualité et la pertinence de vos articles.
Voilà, c’est fait !
Merci, Patrick-Lalatiana ! Continuez et engagez-vous en politique (si ce n’est déjà fait) ! C’est un devoir à la nation : Madagascar a crucialement besoin de personnes comme vous !
Cordialement. 😉
pitchboule
21 août 2012
Merci CM pour la référence … D’autant qu’elle vient conforter une intuition que je n’avais pas développée, à savoir la collusion probable des médiateurs mozambicains dont le retournement des faveurs avait été surprenant …
solofoniaina
22 août 2012
L’ambition des USA pour un Nouvel Ordre Mondial est en train de se fracasser sur les nouvelles réalités géopolitiques. Espérons que la manipulation française dans le partage du monde, un partage du monde initié par le Roi de France HENRY IV qui l’a fait élaborer par son ministre, le Duc de Sully, se fracassera aussi le plus tôt possible par un bouleversement inattendu.