Mireille Razafindrakoto (IRD-DIAL), François Roubaud (IRD-DIAL), et Jean-Michel Wachsberger (Université Lille 3, DIAL) ont présenté les 15 et 16 Avril à l’Institut Français de Madagascar (IFM) un rapport qui offre une approche théorique et large des crises malgaches et de la spirale du sous développement dont souffre notre pays.
Ci-après joints 3 fichiers :
– un résumé court de 6 pages
– le résumé exécutif (synthèse de l’étude plus longue encore en cours)
– la présentation powerpoint
INSTITUTION, GOUVERNANCE ET CROISSANCE DE LONG TERME A
MADAGASCAR : L’ENIGME ET LE PARADOXE
Mireille Razafindrakoto (IRD-DIAL), François Roubaud (IRD-DIAL)
Avec la participation de
Christian Chadefaux, Denis-Alexandre Lahiniriko,
Laetitia Razafimamonjy, Désiré Razafindrazaka
Avril 2013
Version provisoire
Résumé
Les théories classiques et récentes du développement sont impuissantes à expliquer la contreperformance économique malgache sur longue période. Cet article propose une relecture de l’histoire malgache en mobilisant le cadre d’analyse de l’économie politique. Nos analyses pointent qu’en dépit de facteurs de blocage profonds, Madagascar a fait montre d’une capacité de transformation d’une modernité inattendue : transitions économique (avec l’arrivée d’une classe d’entrepreneurs nouveaux) et politique (avec les alternances démocratiques) ; mise en place d’institutions solides caractéristiques des sociétés « modernes » ; contrôle de la violence ; expression des aspirations économiques et citoyennes de la population. Trois entraves structurelles s’opposent en revanche au développement du pays : la fragmentation de la société, l’atomisation de la population et l’atrophie des corps intermédiaires favorisent une forte concentration du pouvoir aux mains d’une poignée d’élites qui n’est ni contrainte ni incitée à avoir une vision de moyen/long terme et à prendre en compte les intérêts de la grande majorité ; malgré sa revendication des principes démocratiques, la population reste tiraillée entre des revendications citoyennes de type démocratique et méritocratique et des valeurs traditionnelles qui imposent le respect de hiérarchies réelles et symboliques héritées du passé ; enfin, les politiques promues, voire imposées, par les bailleurs de fonds, si elles ont pu avoir des effets positifs, ont également eu un impact négatif majeur sur la capacité de l’Etat à réguler la société.
Institutions Gouvernance et Croissance – le paradoxe malgache – 6 pages – 9 avril 2013
Institutions Gouvernance et Croissance – le paradoxe malgache – Résumé exécutif – 11 avril 2013
Présentation 15 avril 2013 Mada – Gouvernance Institutions – final



Adygasy
13 juillet 2013
Merci à l’IRD-DIAL de partager ces réflexions.. très utiles pour une approche alternative adaptée aux réalités malgaches 🙂