Et quand on interroge les gens, le bilan de ces années est impitoyable …
« Premiers résultats de l’enquête « Afrobaromètre 2013 » à Madagascar. Juillet 2013
Depuis 2009, Madagascar est enlisée dans une crise d’une longueur inégalée à l’aune de l’histoire du pays et dont personne ne voit l’issue. D’origine politique, cette crise a provoqué des conséquences dramatiques dans les domaines économiques et sociaux.
Pour ne prendre qu’un exemple, selon les estimations de la Banque mondiale, 92% des Malgaches vivent dans la pauvreté, faisant de la Grande Ile l’un des pays les plus pauvres du monde. A ce jour, les nombreuses tentatives de médiation et de sortie de crise, tant internes qu’externes, se sont toutes soldées par des échecs.
Les accords péniblement trouvés ont systématiquement été remis en cause et n’ont jamais pu être menés à leur terme. Une des caractéristiques des multiples négociations passées et présentes est qu’elles se sont déroulées au sommet, sans que jamais la base ne soit consultée.
En l’absence de consultations électorales (premier moyen d’expression populaire dans les régimes démocratiques) et d’instituts de sondage à large couverture permettant de tâter le pouls de la population, il est impossible de connaître le point de vue des citoyens ordinaires, qui depuis 5 ans se trouvent privés de moyens d’expression du fait de la crise politique.
L’enquête Afrobaromètre 2013 permet pour la première fois de se faire une idée précise et actualisée de ce que pensent les Malgaches de la situation actuelle. Elle offre la possibilité aux citoyens ordinaires de faire entendre leur voix. Réalisée en mars/avril de cette année sur l’ensemble du territoire national, elle porte sur un échantillon représentatif de l’ensemble des citoyens du pays (adultes de 18 ans et plus). Elle s’inscrit dans le cadre d’un réseau scientifique international qui couvre l’ensemble de l’Afrique : la nouvelle vague d’enquêtes 2011/2013 a été mise en place dans 35 pays africains.
Madagascar a intégré le réseau Afrobaromètre en 2005 et l’enquête de 2013 est la troisième conduite dans le pays (après 2005 et 2008). Inscrites dans le cadre d’une initiative de renommée internationale, jouissant d’une crédibilité incontestée, ces enquêtes socio‐politiques présentent l’avantage inestimable de l’objectivité. En effet et à la différence d’autres sources d’informations, le réseau Afrobaromètre est un réseau de chercheurs, par définition non partisan. Parfaitement comparables, les enquêtes Afrobaromètre offrent la possibilité, non seulement de suivre l’évolution de la situation à Madagascar, mais également la mettre en regard avec les autres pays du continent. »
Le fichier PDF complet ici




MailouX2
23 juillet 2013
Le cynisme des rapaces charognards au pouvoir, et l’anéantissement du peuple laborieux mais affamé a de quoi me mettre en rogne, et donc à tenir des propos quelque peu abracadabrantesques.
Il semblerait que le peuple en 20009, ne voulait pas de Ravalomanana, et a voulu du changement, voilà pourquoi il a porté le DJ au pouvoir.
Eh bien, il a actuellement ce qu’il a ardemment souhaité !
Et il faut croire que la situation lui convienne encore, sinon, il y aurait eu soulèvement, révolte.
N’allez pas raconter que le peuple a peur de se faire arrêter, emprisonner !
Même si les leaders politiques ne sont que des assoiffés de pouvoir et de lucre, si le peuple en a assez des dirigeants, il finit par réagir et par bouter dehors ce pouvoir sang-sue qui s’engraisse par la sueur du peuple.
Si ce sont les militaires et les personalités politiques qui font règner la terreur, il n’y a qu’à faire comme en 1972, quand les agents FRS ont assassiné de dizaines d’étudiants manifestants :
Une minorité a fait la chasse aux FRS et à leurs familles, chaque agent Frs attrapé par le peuple était mort, brûlé, ou jetté dans les rigoles au bord des routes; on proferait des menaces à l’endroit de leurs familles et alliés …
la fin de l’épisode était quand même le départ de Tsiranana, même si la suite de l’épisode ne fut pas très glorieuse, mais cela est une autre histoire.
Si deux ou trois officiers assez symboliques de la corruption de l’armée étaient lynchés par le peuple affamé, et si les familles de militaires (lesquelles profitent aussi de la voracité du régime en place) sont menacées de retorsions, je ne donne pas trente jours à ce DJ pour être sorti du pouvoir !
bemenomenona
24 juillet 2013
a mon avis toutes les réflexions actuelles sur la crise malgache ne résoudront rien
parce qu’elles ne posent pas la question essentielle qui est de savoir si
SI LE MALGACHE EXISTE OU S’IL NE S’AGIT PAS PEUPLES DIVERS REUNIS PAR LE
HASARD SUR LE MEME TERRITOIRE. NAMPOINA A ESSAYE DE FAIRE L’UNITE MAIS N’A REUSSI QUE L’IMERINA ET L’IMAMO
ce qui est déjà admirable quand on voit qu’il est PARTI DU PETIT HAMEAU D’AMBOHIMANGA.
il ne faut pas perdre de vue que les Karana du Gujerat sont arrivés à Mahajanga avant Radama 1er
Nous n’avons pas réussi notre « melting pot » et les mouvements fédéralistes montent aujourd’hui en puissance !!!
Parler +ou – la même langue n’ jamais signifié qu’on a une même nationalité !!!
C’est mon point de vue . J’ai peut-être tort.
DotMG
26 juillet 2013
bemenomenona: je crois que tu as tort sur toute la ligne. Ta question n’est pas « LA » question, elle n’est pas du tout essentielle ni opportune. Et ce n’est pas une question, c’est une polémique stérile, une diversion. Madagascar s’enlise dans la crise parce qu’on est en manque de leader. Ces graphiques parlent clairement : le deuxième mandat Ravalomanana démontre le déclin qui commence, et le changement de leader a accentué ce déclin. Actuellement, qui est le leader en qui le peuple malgache peut avoir confiance pour corriger ce pays? Si tu regardes un peu les sondages sur internet, tu verras que l’opinion internet, composée à mon avis de gens aisés et plutôt lettré, roule à un peu moins de 60% pour Ravalomanana, Lalao ou Marc. Ceci pour dire que pour l’instant, Ravalomanana est le seul espoir de ce pays, mais de quel espoir!
Les questions d’identité, de race, de diversité, c’est une richesse et non un handicap. L’origine du Malgache importe peu ou pas. Le problème actuel et qu’on a de très mauvais dirigeants et qu’on manque cruellement d’alternatives. Si bien que tout tolona pour renverser ces mauvais dirigeants ne mèneront pas à la « Terre promise ». Et c’est pourquoi le peuple ne veut pas agir ensemble.
bemenomenona
27 juillet 2013
« L’origine du Malgache importe peu ou pas. Le problème actuel et qu’on a de très mauvais dirigeants et qu’on manque cruellement d’alternatives »
c’est sans doute la raison pour laquelle les pogroms contre les Merina ont eu lieu partout’ Taomasina, étudiands à Antsiranana etc…)
« Les questions d’identité, de race, de diversité, c’est une richesse et non un handicap. » encore faut-il qu’il soit accepté cmme dans les Etats fédéraux!!
Quant à trouver des leaders, il ne faut pas rêver!!! Dans un pays aussi misérable, tout le monde veut accèder au pouvoit pour « bouffer » et ceux qui y sont veulent tout monopoliser!!! Cela dit, nous finitons par nous en sortir mais ce sera TRES TRES LONG
Il ne faut pas confondre SOUHAIT et REALITE!!!
DotMG
27 juillet 2013
Si tu veux, les pogroms ne nous empêchent pas d’avancer. Ces cas ne sont pas à généraliser. On pille quelques Merina ici et là pour des raisons de haines ethniques mais cela n’entraine pas une fuite des autres Merina vers leurs (entre guillemets) « lieux d’origine ». Presque tous les Merina qui vivent dans tous les provinces de Madagascar se sentent chez eux.
Dans les pays avancés, ce genre de chose arrive également à certains moments de l’histoire, comme par exemple être blanc au Harlem.
C’est des problèmes socio-culturels qu’on résout par des actions sociales et culturelles. La politique y importe peu mais la crise actuelle, elle est principalement politique.
Exemple: pour favoriser l’accession d’un président « noir » à la maison blanche, les films hollywoodiens ayant fait entrevoir la beauté de cette perspective ont été des étapes culturelles importantes. Chez nous, c’est la même solution qu’il faut entreprendre pour résoudre ce faux problème de haine entre ethnies.
Le titre de ce billet dit : Origine et sortie de crise à Madagascar. Bien, l’origine de la crise n’est pas un problème d’identité mais la perception d’un déclin du niveau de vie et de liberté pendant l’ère 2ème mandat Ravalomanana par la population. Le fédéralisme, les provinces autonomes, … c’est des foutaises, histoires à dormir débout, diversions. Ce n’est pas la pire des choses, ni le meilleur d’ailleurs, ce sont juste des outils comme d’autres.
DotMG
27 juillet 2013
Quant à trouver des bon leaders, le problème de la structure politique de Madagascar est qu’on s’attend à voir un homme providentiel dire : « Me voilà, je vais être le bon leader que vous attendiez ». Il faut les conditions suivantes :
– Que l’homme soit déjà richissime
– Qu’il arrive à séduire et gagner la confiance
– Qu’il soit intelligent
– Qu’il soit honnête après
Une fois installé au trône, cet homme nous dirigera, décidera ce qui sera bon ou mauvais pour nous, et quand il déraille, nous devons :
– Trouver une meilleure alternative, pas évident
– Réussir à l’ejecter
– Mettre la meilleure alternative à sa place.
Dans les pays avancés, cette accession se fait dans le cadre de ce qu’on appelle un parti politique. Aux US, il faut être soit Démocrate soit Républicain. En France, il faut être soit de droite soit de gauche, etc …
Ce qu’il nous manque c’est des partis politiques créés par le peuple, avec l’implication du peuple, un cadre où le peuple s’échange des idées pour résoudre les problèmes du pays. Toute personne qui émergerait de ce parti politique populaire appartiendrait au parti, et non l’inverse comme actuellement où le parti politique appartient à son fondateur.
Si une poignée de riches citoyens décident ensemble maintenant: on va créer un parti politique qui va inviter les gens à s’impliquer, mais nous, fondateurs, on jure qu’aucun de nous ne voudra pas être leader de ce parti ou candidats proposés par ce parti, … Faire en sorte que celui qui émerge d’un tel parti n’a pas d’importance, c’est les idées directives élaborées par tous les membres du parti qu’il doit réaliser. C’est ce qu’on dit par « voter pour un programme » et non pour un homme. Mais si le parti appartient à une personne, le programme également lui appartient et elle le modifie à son bon vouloir.
bemenomenona
27 juillet 2013
« fédéralisme, les provinces autonomes, … c’est des foutaises, histoires à dormir débout, diversions. »
n’empêche!!! ceux chassés de Toamasina et qui ont perdu tous leur biens ou les étudiants d’Antsiranana qui onr dû arrêter définitivement leurs études supérieures ne sont sûremet pas de cet avis!!!
« . Toute personne qui émergerait de ce parti politique populaire appartiendrait au parti, et non l’inverse…Si une poignée de riches citoyens décident ensemble maintenant: on va créer un parti politique qui va inviter les gens à s’impliquer « C’est du propre,! ce serait un PARTI UNIQUE PLOUTOCRATIQUE qui deviendrait vite totalitaire!!!
Arrêtez donc ce délire et regardez d’un peu plus prè la situation du pays et suivez les « conneries » que débitent chaque jour nos politicards.
Quand on voit le nombre de candidats à la présidentielle, on ne discute plus!!!
DotMG
27 juillet 2013
» ce serait un PARTI UNIQUE PLOUTOCRATIQUE qui deviendrait vite totalitaire!!! »
S’il y a un seul parti, c’est vrai, c’est le modèle de la Chine, totalitaire mais grande puissance. S’il y en deux ou trois grands partis politiques, c’est le modèle des US et de la France. L’idée étant que les partis politiques et l’idéologie restent, mais les leaders arrivent et partent. A Madagascar, un parti politique vit et meurt avec son fondateur.
« Arrêtez donc ce délire »
Bien reçu. J’arrête.
MailouX2
27 juillet 2013
Absence d’unité (d’unicité) des habitants de la grande île, luttes (guerres) inter-ethniques, parti(s) politique(s) salvateur(s), leader charismatique consensuel, … c’est pour quand ?
Paupérisation galopante du peuple, oppression par une mafia sans scrupule, incrustation au pouvoir d’un gang de terroristes : c’est ici, maintenant et si l’on ne prend garde, pour un temps encore …
Alors que fait-on ?
Réinstaurer la colonisation ? En ces temps jadis, sous la houlette de la France mère chérie (reny malala), il y avait un semblant de calme, une apparence de « paix » …
Jusqu’à quand le peuple pliera-t-il l’échine sans broncher ?
Quand est-ce qu’il y aura un leader moins corrompu que ceux qui se sont autoproclamés comme tel, mais qui en fait, ont ralié la mangeoire de la H(orde) A(ffairiste) T(otalitariste) actuellement au pouvoir.
J’ai ci-dessus tenu des propos abracadabrantesques, quand j’écrivais que le peuple a voulu du changement sous Ra8, il l’a eu et il faut croire que la situation lui va bien encore, sinon il y aurait eu soulèvement, révolte, insurrection …
En fait, un des problèmes est effectivement la rivalité ethnique instillée, entretenue par la puissance colonisatrice, et perpétuée par les tenants du pouvoir depuis la pseudo indépendance de 1960.
Pour autant, sous cette même colonisation, il y a eu la révolte-guérilla des Mena Lamba (toges rouges); moins guerrier : le Vy Vato Sakelika, plus politiques : le Jiny et le MDRM.
Le « diviser pour régner », le népotisme et le clientélisme des administrateurs coloniaux, le climat de délation organisée, n’ont pas annihilé le sentiment d’injustice, le patriotisme-nationaliste.
Au contraire cela n’a fait qu’aviver la conscience de l’intérêt commun, la nécessité d’une unité face aux exploiteurs sangsues, qui s’engraissent de la sueur de, et sur le dos du petit peuple. Le « valala be mandry » nonobstant les différences, les divergences, a senti l’absolue nécessité d’unir les forces.
Les divergences ethniques n’ont pas freiné les élans patriotiques, le nationalisme, le courage des Ravelojaona, Ralaimongo, Ravoahangy, Rabemananjara, Raseta et autres Monja Jaona …
Faut-il croire que la génération malgache « fin second-début troisième millénaire » soit devenue si égoïste et si cupide que ne compte plus pour elle que le :
« – Ici et maintenant; – après moi le déluge; – charité bien ordonnée commence par soi-même; – rehefa miadana izahay mianakavy dia miadana ny ambany lanitra; – raha maty aho, matesa rahavana, fa raha maty rahavana, matesa ny omby »
N’allez pas évoquer la peur de l’arrestation, la crainte des tontons macoutes de Ramiaramila et autres milices Ramaroson !
En 1972, des F R S ont assassinés des dizaines d’étudiants / avenue de l’indépendance, et la présidence d’alors continuait la terreur et les menaces : »Tsak, maty, tsak, zato, tsak, arivo … » Le peuple a senti illico l’absolue nécessité de résister coûte que coûte.
Le peuple connaissait où créchaient les agents FRS et leurs familles. Chaque agent FRS que l’on repérait en ville était un agent lynché à mort, et dont le cadavre était brûlé, jeté dans l’ex lac de Behoririka, ou dans les rigoles bordant les routes.
Au bout trois / quatre cadavres, quelques menaces (pas de rétorsion) à l’endroit des familles … les « FRS » se sont rendu à l’évidence, ils n’étaient pas là pour exterminer le peuple mais pour le défendre. Et le sieur Tsiarnana fut démis du pouvoir.
Si les officiers et l’armée actuelle, grassement corrompus par le putschiste, affament et oppriment le peuple, celui-ci est en droit légitimement de se défendre, avec ses propres moyens. Et je pense que s’il ya 2 officiers généraux, 1 ou deux officiers supérieurs qui subissent les mêmes sorts que les FRS d’antan, je ne donne pas un mois au DJ et sa clique, et il ne seront plus en train de squatter le pouvoir, et le peuple pourra organiser la constitution d’un pouvoir plus démocratique, ou à minima, moins tyrannique et moins vorace (à ses début).
« Teny zato, kabary arivo », alors, de grâce, laissons de côté les polémiques, les suspicions, les vœux pieux et les « voalavo tsy maty an-kibo », l’intérêt commun est de bouter en enfer rapidement cette clique de parasites cyniques et sans scrupule, ensuite on organise le changement.
Mais tout cela n’est que mon opinion.
« C’est mon point de vue . J’ai peut-être tort. dixit Bemenomenona ci-devant.
« izay mahatsiaro tena sy sahy mandray andraikitra, ary indrindra ny vahoaka, no tompon’ny teny farany ! »
bemenomenona
28 juillet 2013
beaucoup n’ont pas encore vu que le centre du monde est en train de basculer et c’esr avec tristesse que je constate que leurs références sont toujours françaises ou amnéricaines !
Quand donc ns esprits seronr décolonisés?